mardi 6 décembre 2011

La SaintéLyon 2011

Un arrière-goût d’inachevé planait sur cette course depuis l’an dernier.
En effet, la neige et le froid s’étaient invités.
Et une chute, quelques kilomètres avant Soucieu-En-Jarrest, m’avait obligé à jeter l’éponge au dernier ravitaillement de Beaunant (11Km de l’arrivée).


Cette année, je n’ai rien laissé au hasard :
- Plusieurs trails de préparation, avec notamment le trail du Ventoux au mois de mai.
- Un plan d’entrainement adapté en fonction de cette échéance, et surtout respecté
- Une préparation sans pépins (avec une bonne récupération du marathon de Montpellier)


Cette nuit, je suis là pour prendre ma revanche, sur les monts du lyonnais, sur cette chute, sur moi-même.


Cette année, je suis aussi accompagné par mon ami Brice. Nous partons ensemble, nous arrivons ensemble. Notre amitié pour vaincre ce défi, comme nous l’avons fait au mois de mai.


Depuis, le vendredi il pleut. Un petit crachin suffisant pour détremper les sentiers, et rendre l’épreuve glissante une nouvelle fois. Mais ce n’est pas grave, car il ne fait pas froid.


L’ambiance dans le hall des sports est un peu terne, certainement lié au fait que le départ est déporté devant le stade Geoffroy Guichard. Les premiers sont partis rejoindre la ligne de départ depuis 23h00.


Avec Brice, nous rejoignons le gros de la troupe ¼ d’heure avant les 12 coups de minuit.
Enfin, on retrouve l’ambiance. Tout le monde est impatient de s’élancer dans la nuit. On se trouve à environ 400m des premiers, mais nous entendons que le départ. Il nous faudra tout de même 7 minutes pour passer cette ligne.


Et c’est partie. L’ambiance est à la rigolade, tout le monde est là pour prendre du plaisir. Les cadors eux sont déjà loin.


Le parcours est roulant jusqu’à Sorbiers (km8), ce qui nous permet de nous échauffer correctement, et surtout de trouver le bon wagon, correspondant à notre rythme.

A la sortie de Sorbiers, nous sommes plongés dans l’obscurité totale, et tout le monde allume sa frontale. Et là cela devient magique. Le grand vers luisant est en route. Avec Brice, nous nous retournons pour contempler ce serpent de lumière, avec les lumières de Saint-Etienne Métropole derrière.
Mais, la réalité nous tire vite de nos rêves. Les côtes sont maintenant raides. La boue est bien présente, rendant les appuis fuyants ; et nous constatons les premières chutes.

Puis enfin, nous atteignons le 1er ravitaillement, à Saint-Christo-En-Jarez (Km16). A notre surprise, nous avons ¼ d’avance sur notre temps de passage objectifs. Sous la tente, c’est une vraie fourmilière, ou il est difficile de faire un chemin. Le temps de faire le plein de liquide et nous repartons. J’avais dit à Brice, qu’il ne fallait pas qu’on perde trop de temps sur ce ravito, car à la sortie du village, nous repartons par une sévère côte, suivie d’une longue montée jusqu’au Km18.


Très rapidement, nous atteignons le ravitaillement du Moreau (Km22), avec le point culminant de la course (865m). Puis, nous attaquons la descente sur Saint-Catherine. Les chemins sont toujours aussi boueux, pierreux, … Chaque appuis est limite, et usant. Je me rends compte que ma frontale n’éclaire pas super bien, en comparaison avec celles d’autres coureurs. A un moment, je suis même surpris en pensant être suivis par un quad. Nous en fait c’est un concurrent équipe d’une vraie centrale électrique au sommet de son crane (il va falloir que je pense à investir dans une bonne frontale, sur I-run ). Du coup, dans chaque descente technique, je perds du terrain sur Brice. Mais, on se retrouve au ravitaillement de Sainte-Catherine (Km 30).

Cette fois on peut se ravitailler aisément en solide et liquide, la foule est désormais plus fluide. Toutefois, nous ne tardons pas trop, afin de ne pas se refroidir.
Puis, nous attaquons la longue remontée sur la Bullière, avant d’entrer dans le fameux passage du Bois d’Arfeuille (Km 33). Malgré, une énorme marre de boue, le passage du bois se passe plutôt bien. Alors que l’année dernière, tout le monde se tenait la main ou s’accrochaient aux branches.



Puis enfin, nous atteignons le ravitaillement de Saint-Genoux (Km 36). Nous sommes serez comme des sardines, et il est difficile d’atteindre les tables, ou nous commençons à trouver les premiers ravitaillements salés (saucisson, fromage, …), et aussi nous croisons une groupe important de coureurs recouvert de leur couverture de survie, les yeux dans le vide. Ceux-là, malheureusement, ne rejoindrons pas la ligne d’arrivée.

La descente sur Soucieu-En-Jarrest se fait rapidement, car elle alterne chemin roulant et bitume. Nous profitons de notre vitesse de coureurs sur route pour remonter un nombre important de concurrent. A l’approche du village de Soucieu-En-Jarrest, l’euphorie me gagne. En effet, l’année dernière, je venais de chuter et j’avais réussi à atteindre péniblement ce point. Alors que cette année, je suis là sans douleurs, ni fatigue physique et morale.

Le ravitaillement de Soucieu-En-Jarrest (Km 45) est dans un gymnase. Nous en profitons pour faire une petite pause, avant de s’élancer pour les derniers 24 km, avec notamment le difficile passage du Garon, à la frontale (car le jour n’est pas encore levé). Nous faisons un peu le point par rapport à notre temps de passage objectifs : nous avons maintenant 13mn de retard. Bon, ce n’est pas grave, on a le temps de remonter ce handicap.


Mais après ce ravito, la machine est un peu difficile à remettre en route. Environ 2 kilomètres seront nécessaires pour retrouver un bon rythme, et atteindre assez rapidement la descente sur le Garon. C’est une descente difficile avec des dalles glissantes. Puis c’est enfin la remontée sur Chaponost.
La traversée des lotissements est plutôt ennuyeuse, mais le jour commence à se lever et on recommence à retrouver des appuis plus surs.
Nous approchons du château de Chaponost, avec le passage des marches. Puis, nous atteignons le dernier ravitaillement de Beaunant. Nous manquons certainement de lucidité car on n’a pas vue les marches du château ( ?!).

Au ravitaillement, on nous apprend que cette année, ce passage a été enlevé car trop dangereux.
Le ravitaillement de Beaunant. La fin de mon purgatoire l’année dernière. Cette année, je l’aborde différemment : la tête lucide, les jambes de feu et le sourire aux lèvres.


Nous ne perdons pas trop de temps au ravito, car dans 500m, nous attends un passage difficile : la côte des aqueducs de Beaunant (1.5 km avec un passage à plus de 20%).
La pente est vraiment raide, et met le souffle à rude épreuve. Puis, nous voyons le panneau des 10 derniers kilomètres. Un soulagement.


Puis, à la sortie de Sainte-Foy-Lès-Lyon, nous dominons la ville de Lyon. On aperçoit Gerland et la Mulatière, le crayon de la Part Dieu, la grande roue de la place Bellecour. Moi, stéphanois pure souche, supporter des verts, je suis heureux de voir Lyon.
Mais, les pentes rudes et les escaliers vont vite nous ramener à la réalité de l’épreuve. Plutôt bien physiquement jusqu’à présent, mes cuisses me brûlent. Brice me regarde en grimaçant, pour lui aussi, la descente lui a fait mal.

On traverse le nouveau quartier de la Confluence, à l’architecture plus ou moins douteuse. Les quais de Saône et du Rhône sont tristes et interminables. Puis, c’est enfin le dernier pont, et l’entrée dans le parc de Gerland.

Enfin, nous attaquons le dernier kilomètre. Un vrai bonheur, une joie immense. A 500m de l’arrivée, l’ambiance est surchauffée. Le public nous applaudit comme si nous étions les premiers.



Puis nous entrons dans le palais des sports bouillonant. Nous passons sous l’arche ensemble avec Brice, bras dessus-bras dessous. Notre joie est indescriptible.


Nous voila FINISHER de la SaintéLyon, en 9h56. (Notre objectif était de 10H)


Merci à tous les concurrents, aux bénevoles (sans qui cette course ne serait pas possible), aux spectateurs pour cette nuit fantastique.

Maintenant, il va falloir récupérer de cet effort (quelques jours à marcher façon Robocop) et un mois de décembre allégé (sauf pour les repas), avant d’attaquer de nouveaux défis en 2012.



mercredi 2 novembre 2011

Bilan du mois d'Octobre 2011


262 Kms pour le mois d'octobre, soit 66 kms par semaine.



Le 16/10/11 : le marathon de Montpellier. L'objectif est de battre mon record de 3h58. Mais, celà va être difficile, suite au manque de travail de vitesse.



Je passe au 5ème kilomètres en 24mn10, soit la base de 3h30. Je suis drolement surpris de ce rythme. Je décide de ne pas forcer l'allure, et d'écouter mon corps.



49mn tout rond au 10ème kilomètres. Tout va bien jusqu'à présent, mais je reste surpris de mon rythme.


Km 15 : 1h13mn. Je viens de me rendre compte que j'ai perdu mes gels anti-oxydants. Fais chier. Mais bon, je me sens bien. Pas de fatigues, pas de douleurs, ... On garde ce rythme.


20ème kilomètres. Je croise Brice que suit le ballon des 3h00. Pour ma part, le ballon des 3h30 est derrière moi, et je viens de passer en 1h39.


Km 25 : 2h06. Le rythme a lègèrement baissé, et je suis derrière le ballon des 3h30. Mais, je me sens bien, pas de problèmes.


Km 30, le fameux mur : 2h35. Les 3h30 s'envolent, avec le ballon d'allure que je ne vois plus. Mais, je ne m'inquiète pas, car j'ai doux espoir de finir en 3h45.


Km 35 : 3h07. L'objectif de 3h45 est réalisable. Plus que 7 kms, mais j'ai plus de "jus" ou de "gaz". Je n'ai pas heurté le mur des 30, mais celui des 35 ;-)


Km 40 : 3h40. J'avance plus du tout. Mais plus que deux kilomètres. J'ai plus de vitesses. Pas de douleurs, mais uniquement pour plus de vitesse.


Ligne d'arrivée : 3h54mn41sec. Record battu. Je devrais être heureux, mais je garde un drôle de sentiment, un goût d'inachevé. Jusqu'au 30ème kilomètres, j'avais 3h30 dans les jambes. Et puis, badaboum. Est-ce que sans ce pépin au ménisque début septembre, m'a empêché de faire ce type de chrono ? Je le pense.



Il faut que je me fixe des objectifs plus ambitieux pour le prochain marathon et surtout atteindre un vrai poids de forme.











vendredi 30 septembre 2011

Bilan du mois de Septembre 2011


Un mois qui a mal commencé par une douleur au ménisque, m'empêchant de marcher, alors courir.
Résultats les sorties longues à la fenêtre.
Je termine le mois malgrè tout avec 335 km au compteur, soit une moyenne de 84 kms par semaine. J'ai sacrifié les séances de vitesse au profit du travail de fond.
Je termine le 10Km de la Réunionnaise en 45 sec 24, très proche de mon record.
Les séances de vitesse m'ont manqué tant pis.

mercredi 31 août 2011

Bilan du mois d'Août 2011


Un mois d'août qui se termine avec 253Km au compteur, soit 63Km par semaine.

Pas de compétitions sur ce mois, mais quelques jours de vacances en Tunisie, ou les baskets ont suivis.

Mais la fin du mois a été contrarié par une violente douleure au menisque, qui m'en empêchée de courir pendant plus d'une semaine.

Pas cool, car le mois d'août est un mois important dans le cadre de la preparation marathon : deux sorties longues, et dernières séances de fractionnés.

mardi 2 août 2011

Bilan du Mois de Juillet 2011




Un mois qui se termine avec 242 Km au compteur, en 23 sorties. Soit, une moyenne de 61 Km par semaine.
La durée moyenne est supérieure à 1 heure.

Début juillet, j'ai couru un semi. Mais ce fût une très mauvaise idée. En effet, avec seulement trois heures de sommeil et quelques verrres d'alcool, ce ne fut pas un chrono extraordinaire : 1h50, dans une belle souffrance (nausées, fatigue intense, gros coup de chaleur, ...). Bref à oublier.

Le côté positif c'est le résultat de mon test de cooper : 2.87 Km en 12mn. Soit une Vma à 17.97Km/h et une Vo2Max de 62.9. Je suis surpris. Est-ce bien celà ? Ou alors c'est ma formule qui déconne ?

C'est le début de mon plan marathon. Objectif Montpellier en octobre.
Alors histoire à suivre.

mercredi 13 juillet 2011

Bilan du mois de Juin 2011



Un petit mois, avec seulement 200km, soit 50km par semaine.


J'ai éprouve le besoin de souffler un peu, afin de recharger les batteries.


J'ai couru deux 10Km, sans préparation spécifique, afin de voir ou j'en suis. Résultats deux chronos moyens en 47mn01 et 46mn54

Mais surtout la même sensation de manque de vitesse. Comme je l'ai dit aucune préparation spécifique, pas de fractionné.


J'espère pouvoir taper mon record sur 10km au mois de septembre sur la Foulée Veauchoise et la Réunionaise.


Debut juillet, je commence la préparation du marathon de Montpellier.

Brice m'accompagne encore sur cette course. Les inscriptions sont faites, et l'hébergement est prévue.


On est aussi inscrit pour la SaintéLyon.



mercredi 1 juin 2011

Bilan du mois de Mai 2011



Un mois de récupération, après le raid du Ventoux.

Le mois se termine avec 235Km au compteur, soit 59Km de moyenne par semaine.

Mais surtout, beaucoups de souffrance et un manque de rythme. Mais j'ai surtout souffert d'un gros manque de motivation.

Je pense que c'est normal, car la préparation a été longue et difficile.

Je vais lever le pied debut juin, et remettre la gomme pour le début de la préparation du Marathon de Montpellier, mi-octobre; avant d'enchainer le semi de Bonson et surtout La SaintéLyon.
Donc, la fin de saison s'annonce chargée et intense, donc il est important de bien récupérer mentalement.